chapitres (8)
La demande qui reste sans suite
Le moment. Tu as besoin de quelque chose d'un collègue. Tu l'envoies. Deux jours passent. Rien. Te voilà la personne qui doit relancer sa propre demande.
Ce que la plupart écrivent
Salut ! J'espère que tu vas bien. On prépare le deck du T3 et il y a une section sur la rétention qui touche ton domaine - pas urgent, mais si tu as des idées ou des chiffres utiles, ce serait super. Tiens-moi au courant !
Pourquoi ça rate. Il n'y a aucune demande dans ce message. Il y a un sujet, une humeur et une précaution. Le lecteur le parcourt, ne trouve rien à faire, et le classe sous « plus tard » - un dossier sans fond. « Pas urgent » se lit comme « pas d'échéance », et une demande sans échéance perd face à toutes celles qui en ont une.
La réécriture
Salut - tu peux m'envoyer les chiffres de rétention du T3 (J7 et J30) d'ici jeudi ? C'est le dernier trou dans le deck. Si jeudi c'est serré, dis-le-moi et je prendrai ceux du trimestre dernier.
Le geste : une demande, une échéance, un responsable. Tout message de demande doit contenir exactement une chose à faire, une date et une personne responsable. Si ton message a trois demandes, il en a zéro.
À toi
Tu peux [une chose précise] d'ici [jour] ? C'est pour [pourquoi ça compte]. Si ça ne marche pas, [solution de repli].
Cas limites. Pour une question vraiment ouverte (« des idées ? »), dis-le explicitement et donne quand même une échéance : « Réactions d'ici vendredi, sinon je considère que c'est bon. » Le silence n'est un accord que si tu as dit qu'il le serait.
Cette semaine. Réécris tes trois prochaines demandes pour que chacune contienne exactement une demande, une date, un responsable. Compte combien reçoivent une réponse au premier envoi.